Disclose

Gros plan sur les comités d’audit

Juin 2014

Il incombe aux comités d’audit – et non aux autorités politiques – d’évaluer si et à quel moment une rotation de l’auditeur externe est utile et nécessaire.

Peter Ochsner

Peter Ochsner

Ancien Responsable Audit Suisse

Alex Astolfi

Alex Astolfi

Responsable Audit Suisse

Aujourd’hui, je vous accueille depuis l’espace virtuel à l’occasion de la sortie du premier numéro de notre magazine Disclose dans sa version interactive. Avec ce changement de support, l’accès à l’information gagne en polyvalence et vous pourrez rester au top de l’actualité en toutes circonstances. Depuis votre ordinateur, votre tablette ou votre smartphone, vous pourrez cibler des thèmes et des chapitres, partager des contenus avec des collègues ou contacter directement l’expert PwC compétent. Je suis heureux que Disclose puisse désormais vous offrir les avantages du dialogue numérique.

Les comités d’audit se sont imposés dans les conseils d’administration des entreprises suisses cotées en Bourse. C’est plutôt étonnant car, en Europe du moins, les comités d’audit particuliers des organes supérieurs de gestion d’entreprise sont un phénomène relativement récent. Dès la fin des années 70, le New York Stock Exchange avait déclaré les comités d’audit obligatoires pour toutes les sociétés cotées à sa Bourse. En Suisse en revanche, on n’a pris conscience des avantages d’un tel comité que durant les années 90.

Avec les scandales des bilans truqués dans les années 2000 et la crise financière, les auditeurs ont vu leurs tâches démultipliées. Les exigences posées aux membres des comités d’audit n’ont cessé de se renforcer, créant une véritable dynamique de professionnalisation. C’est une évolution louable, même si elle n’est pas reconnue et appréciée partout. Au printemps, le Parlement européen a adopté une réforme sur le contrôle des comptes qui demande aux entreprises de changer de société d’audit tous les 10 ans en général (cf. article «Développements actuels dans l’Union européenne»). Les autorités politiques de l’UE seraient-elles d’avis que les comités d’audit ne sont pas en mesure d’évaluer eux-mêmes si et à quel moment une rotation de l’auditeur externe est utile et nécessaire?

De l’autre côté de l’Atlantique, on a une toute autre vision des choses. Aux Etats-Unis, l’autorité de surveillance en matière de révision demande de changer d’auditeur responsable au bout de quelques années, mais pas de société d’audit. Pendant ce temps, le Conseil canadien sur la reddition de comptes renonce à toute obligation de rotation et mise plutôt sur un renforcement des comités d’audit qui ont pour mission de surveiller et garantir la qualité et l’indépendance de l’audit externe (cf. article «Evaluation qualitative plutôt que rotation obligatoire de l’auditeur externe»).

Permettez-moi une dernière information, personnelle cette fois. Le 30 juin 2014, je partirai en retraite après 32 années au service de PricewaterhouseCoopers. Je vous remercie de la confiance que vous m’avez témoignée tout au long de ces années. Alex Astolfi va me remplacer à la tête de l’Audit. Il travaille chez PwC depuis 1991 et dirigeait jusqu’à présent le secteur Assurance Financial Services. J’espère que lui aussi jouira de votre confiance.

Je vous adresse mes meilleurs vœux pour la suite et vous souhaite une bonne lecture.

Bien à vous,
Peter Ochsner

Nous sommes à votre disposition!

Alex Astolfi

Alex Astolfi

Responsable Audit Suisse

+41 58 792 81 95